Aiffut
Comprendre l’AI Act sans paniquer

L’AI Act article 4. Ce qui est vrai. Ce qui est faux.

Beaucoup de raccourcis circulent sur l’obligation de former ses salariés à l’IA. Voici ce que dit vraiment la loi, ce qu’on risque, et comment se mettre en marche sans dépenser une fortune.

Article 4 · texte
« Les fournisseurs et les déployeurs de systèmes d’IA prennent des mesures pour favoriser le développement de la maîtrise de l’IA par leur personnel et les autres personnes s’occupant du fonctionnement et de l’utilisation des systèmes d’IA pour leur compte. »

règlement (UE) 2024/1689, article 4, dans sa rédaction issue du règlement (UE) 2026/1744, en vigueur depuis le 27 juillet 2026

Qui

Qui est concerné ?

Toute entreprise qui utilise un outil d’IA (Copilot, ChatGPT, Mistral, Claude…). C’est-à-dire presque toutes.

Quoi

L’obligation exacte ?

Que vos salariés aient un niveau de maîtrise IA adapté à leur métier. Obligation de moyens, pas de résultat.

Quand

À partir de quand contrôlable ?

Le 2 août 2026. L’obligation existe depuis février 2025, mais aucune autorité ne pouvait la contrôler.

Vrai / faux

Ce que vous entendez. Ce qui est vraiment dans le texte.

Faux

« 35 M€ d’amende si vous ne formez pas vos salariés. »

Ces amendes visent les pratiques interdites de l’AI Act, pas le défaut de formation. La confusion est commune mais le texte est clair.

Vrai

« Toutes les entreprises sont concernées, même avec un simple Copilot. »

Tout déployeur d’IA est concerné, quelle que soit sa taille. Un Copilot dans Teams suffit à activer l’obligation.

Partiel

« C’est une nouvelle obligation du 2 août 2026. »

L’obligation est en vigueur depuis février 2025. Le 2 août 2026, c’est le contrôle qui s’active, pas l’obligation elle-même.

Vrai

« Sans formation, on est exposé en cas d’incident. »

Les autorités nationales peuvent sanctionner l’article 4 directement, à partir du 2 août 2026. Il n’existe pas de plafond d’amende européen propre à cette obligation, mais le règlement impose aux États un régime de sanctions qui ne l’exclut pas. Sans trace, votre diligence est invisible.

La date qui compte

À partir de cette date, les autorités peuvent contrôler.

Avant le 2 août 2026, l’obligation existe mais personne ne peut la vérifier. Après, les autorités nationales de surveillance disposent de leurs pouvoirs.

Mini-test

Où en êtes-vous ?

5 questions, 1 par écran. Validation immédiate avec l’explication courte. Anonyme : on ne stocke rien.

Question 1 / 5

Votre entreprise utilise Microsoft Copilot, ChatGPT ou un autre outil d'IA. Êtes-vous concerné par l'article 4 ?

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